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30 messages.
14 octobre 2021 14 octobre 2021 a écrit le 14 octobre 2021 à 14h19
On savait la littérature française génératrice des pires horreurs (dans l’entre-deux guerres, tous antisémites bourgeois bon teint, à l’instar de Gide, pédophile raciste et antisémite), mais que le milieu ait pu couvrir un tel écrivain pendant si longtemps et jusqu’à une époque récente, j’en reste confus. […] Quelle somme ce livre, et quelles analyses sur les motivations de la personne, sa mécanique de la possession des adolescents, avec complicités étonnantes et contre-nature.
14 octobre 2021 14 octobre 2021 a écrit le 14 octobre 2021 à 14h18
… je voudrais féliciter et remercier Mme Gee pour son courage, le courage de faire entendre sa voix, alors qu'elle aurait bien pu se résigner, tant est grande l’inertie, l’indifférence, lorsque soufflent sur une société les vents contraires de l’aveuglement.
fbougnet fbougnet de Verrières-le-Buisson a écrit le 10 octobre 2021 à 23h00
Merci pour la livraison très rapide. Ce livre, très bien présenté et imprimé, est du plus haut intérêt. L'analyse de madame Francesca Gee est précise et expose bien comment monsieur Matzneff s'y prend pour tenir sous son pouvoir de jeunes personnes comme elle, ne pouvant malheureusement pas s'appuyer sur une famille solide, aimante et équilibrée. Les dernières pages ouvrent des horizons vers une réflexion plus large, que madame Francesca Gee ne peut pas traiter dans cet ouvrage. On a bien l'impression que sa triste expérience n'est que la partie émergée d'un problème beaucoup plus profond touchant les plus hautes autorités politiques, universitaires, médiatiques du pays. Les quelques noms jetés en pâture par monsieur Matzneff, montrent qu'il pourrait en donner d'autres, plus gênant qu'un ancien ministre de la santé ou un philosophe de plateau. Il était protégé et le reste, tant qu'il ne parle pas trop, il peut continuer à vivre, s'il était trop mal traité, il pourrait donner plus de précisions, au risque d'être victime d'une crise cardiaque ou de la chute d'un pot de fleurs. Tel qu'il est ce livre est instructif, si des journalistes d'investigation ou des chercheurs ont les compétences d'écrire la suite.. ce serait le complément d'une œuvre de nettoyage social.
9 octobre 2021 (sur amazon.fr) 9 octobre 2021 (sur amazon.fr) a écrit le 9 octobre 2021 à 14h17
Très intéressant témoignage, beaucoup plus intéressant que « Le Consentement » de Vanessa Springora. Avec « La Petite Fille et le Vilain Monsieur » de Lisi Cori, c’est sans doute le meilleur livre publié sur Gabriel Matzneff.
2 octobre 2021 2 octobre 2021 a écrit le 2 octobre 2021 à 14h16
Merci infiniment de la parution de votre livre, j’attendais avec impatience de pouvoir l’acheter, c’est chose faite. J’ai découvert les livres de G.M à l’occasion de la parution de "la Prunelle de mes yeux", suite à cela j’ai lu tous ses livres [...] vous avez toujours été un personnage central de son œuvre et je suis heureuse d’enfin entendre votre "voix" par le biais de votre livre. Votre écriture est tellement bouleversante, magnifique, et la sobriété de vos propos est infiniment percutante. Je vais le conserver très précieusement parce que ce livre fera date et mérite d’être lu par le plus grand nombre, merci d’avoir fait la démarche de cette auto-édition. Je lis sur votre site qu’en 2022, vous publierez un livre sur deux héroïnes de l’Italie médiévale, sachez que je serai assurément l’une de vos lectrices.
@borninpedoland (Twitter) @borninpedoland (Twitter) a écrit le 2 octobre 2021 à 10h15
Après avoir lu L'arme la plus meurtrière de @FrancescaRGee on peut se demander pourquoi les éditeurs ne se sont pas jeté sur son manuscrit: la qualité du texte est du même ordre que celui de #Springora, un style sobre qui dégage une grande sincérité. J'ai deux explications: 1) les charges en termes de complicité est plus ciblé sur le monde de l'édition avec des noms (ce qui se comprend d'ailleurs puisque #Matzneff a utilisé les lettres et photographies de @FrancescaRGee, un volet qui est plus secondaire dans le témoignage de #Springora) 2) @FrancescaRGee coche moins les cases de la "bonne victime": le livre est moins centré sur les séquelles de cette "relation", il n'y a aucun détail trash (cf les complicités des gynécologues de #Matzneff dont Barzarch). Le ton est teinté d'ironie, d'humour pince sans rire. D'ailleurs de mon côté, c'est ce ton particulier qui me l'a rendu très sympathique. Pour rappel, le lien du site où vous pouvez commander le livre si vous êtes loin d'une bonne librairie : https://larmelaplusmeurtriere.fr.
1er octobre 2021 1er octobre 2021 a écrit le 1 octobre 2021 à 14h15
Je tiens en tout premier lieu à vous apporter mon soutien. En premier, pour avoir le courage et la ténacité de ne rien lâcher et de témoigner de la vérité, des faits que vous avez vécus. […] Et ensuite, je suis de tout cœur avec vous et le mot est faible, il faudrait avoir les mots qui disent encore bien plus pour vous exprimer combien je vous soutiens et vous comprends dans votre combat pour vous faire éditer. J’en suis révoltée.
@Pierreschneider @Pierreschneider a écrit le 28 septembre 2021 à 18h31
Quelques mots sur « l’arme la plus meurtrière » de @FrancescaRGee (en attendant l’avion). Ce n’est pas tous les jours qu’un personnage de roman semble prendre vie, surtout d’un roman que j’ai aimé. C’est bien là le nœud du problème : la dépersonnalisation d’une femme par un écrivain qui en fait une chose de papier. « L’arme la plus meurtrière » est le récit, par Francesca Gee, de ce qu’elle a vécu et qui n’était jusque-là rapporté que dans le journal d’un écrivain qui a fait scandale début 2020, et dans un de ses romans, « Ivre du vin perdu ». On ne peut pas ne pas le mettre en relation avec le témoignage de Vanessa Springora publié fin 2019, « le consentement ». Il y a des points communs dans la stratégie de séduction, d’isolation, de déscolarisation, d’emprise… mais là où Vanessa S. a presque entièrement pâti sans longtemps pouvoir surmonter les dégâts, Francesca G. a cherché à riposter. Une différence de caractère qui vaudra à FG, réduite à vivre dans les deux dimensions des livres de son abuseur, une solide réputation de peste invivable. Et muette, puisque c’est GM qui lui prête sa voix. Dans une première partie, le livre raconte les faits. On y retrouve la méthode éprouvée du séducteur, son incapacité totale à se remettre en question, et surtout ce qu’il ne dit pas, lui. Citons pêle-mêle un tempérament caractériel, la lecture de textes intimes, ce que l’on appelait pas encore du « stalking » et ainsi de suite. FG semble avoir senti très vite ce qui n’allait pas dans cette relation mais sans trouver de parade efficace pour ne pas se faire engloutir. Jouer l’amante parfaite ne marche pas, piquer des colères et ne pas céder un pas marche mieux. Ce qui sera sa porte de sortie sera une puis deux tentatives de vie « normale », à la faveur de vacances au ski : une relation avec quelqu’un de son âge. La chose sera prise par GM comme un impardonnable affront et le conduira à rompre de façon fort peu élégante, (le journal n’en présentant qu’une version avantageuse pour son auteur). La phrase centrale dans « L’arme la plus meurtrière » est celle-ci : « Je suis un écrivain, et toi tu n’es rien ». Elle résume ce qui s’est passé, ce qui a suivi ce qui s’est passé, et la mentalité de l’abuseur et de son milieu. Rien, donc, que pour la nouvelle lumière qu’elle jette sur le cas Mateneff, ce récit mérite d’être lu. Il est de plus bien écrit (et mieux que « Le Consentement »), nourri de références littéraires. (A part le « silence inusité » du premier chapitre, qui m’a fait grincer des dents ) Passons à la seconde partie, qui traite du système dans lequel vit et dont profite GM. Francesca Gee n’est pas journaliste d’investigation; le sujet est donc incomplet et ça sent. On voudrait en savoir plus, et savoir qui. Mais cette seconde partie *démontre* que lorsqu’il disait « Je suis un écrivain, et toi tu n’es rien », GM savait très exactement quel était le rapport de force entre lui et sa (ses) victime(s), et savait en utiliser. Et comme le rapport de force et l’emprise qu’il exerçait lui profitaient, il pouvait faire de Francesca Gee un personnage de roman sans rien changer de son modèle, il pouvait citer ses lettres, mettre son nom et sa photo en couverture de ses livres, impunément. A l’emprise des années 73-76 a donc suivi une sorte de réification de plusieurs décennies, impossible à défaire même légalement. Une autre phrase marquante de « L’arme la plus meurtrière » résume cela (je cite de mémoire) : « il allait me broyer puis me digérer. Plus tard il allait me déféquer ». Malgré son caractère incomplet, cette 2e partie pose *la* question qui m’avait titillé en 2020 : pourquoi ce scandale monumental *maintenant* alors que tout était connu depuis les années 70? Et surtout : connu depuis les années 70 et impossible à ignorer puisque GM était un personnage médiatique et médiatisé dès l’époque par son livre le plus scandaleux, « Les Moins de 16 ans ». Livre dans lequel, au demeurant, les lettres de Francesca, écrites sous emprise, servaient de preuve ultime pour son abuseur que la pédophilie était un mode de vie légitime et normalisable. On pouvait arguer que les féministes et les indignés de Twitter étaient des incultes qui réagissaient sans savoir de quoi ils parlaient ; et c’est sans doute vrai de certains. Mais tous? Non. (De la même manière qu’on peut critiquer impunément tel journaliste ou tel politique mais pas le directeur ou le propriétaire de la station de radio) L’explication de FG est autrement plus convaincante : GM a été lâché par le milieu littéraire qui protège d’autres pervers de ce genre, afin que la lumière qui éclaire le bouc émissaire (vieux, malade et impardonnable) laisse dans l’ombre tout le reste. On se doute de certains noms, devenus publics depuis, par exemple Pierre Bergé. Mais un personnel, ce n’est pas un système. Le zèle, donc, des éditeurs, des libraires, des bibliothèques à purger leurs rayons de tout Matzneff, même de celui qui n’est pas scandaleux, peut se trouver justifié par l’outrage public mais aussi par la protection des personnes mentionnées dedans. (Et ça sera ma troisième partie : les non-dits de « la passion Francesca » car, si je me suis défait de la plupart des livres de GM il y a une quinzaine d’années, celui-là s’est trouvé avoir subsisté dans la bibliothèque du lieu où j’ai passé le WE) (L’avion va partir, je continuerai plus tard) (Suite et fin, sur « la passion Francesca », le journal de GM à l’époque, et ce qu’on y trouve) Commençons par ce qu’on n’y trouve pas: les choses rapportées par FG et qui ne font pas paraître l’écrivain sous un beau jour (stalking, accès de colère, stratégies calculées de séduction). La thèse doit rester celle de l’amour fou gâché. Mais difficile de souscrire quand il appelle FG pour la première fois à une heure où il sait qu’elle est seule chez elle, et lui déploie une tactique de séduction stéréotypique que ceux qui ont déjà observé savent qu’elle dénote le séducteur maladif. (J’ai eu parmi mes « patients » un esprit de ce type. A *tous* mes collaborateurs, il a fait le pas de deux : 1er RV, je te choque et tu me détestes, 2e RV je te séduis, je dis 2-3 choses profondes et tu m’adores). Un autre manque, c’est la psychologie de F. A aucun moment GM ne cherche à la comprendre. Il l’adore, donc tout le monde au lit et s’il y a une dispute c’est une « peste » parce qu’il l’adore donc qu’il lui fait du bien. Deuxième point : le name-dropping incessant, et si abondant qu’il peut expliquer en effet pourquoi le retrait du journal de la vente arrange bien des personnes qui ne veulent plus être mentionnées dans la même phrase que le nouveau pestiféré de St Germain. Michèle Barzach, par exemple, se serait sans doute bien passé d’une célébrité retrouvée, du simple fait qu’elle est mentionnée plusieurs fois dans un tome ultérieur, dans un rôle embarrassant. On pourrait en dire presque autant des mentions d’un journaliste à tendance complotiste, d’un philosophe anti-mariage pour tous ou même d’Hergé. (Mais ce ne sont que des mentions de dîner, calmez-vous, l’addition n’allait pas se payer toute seule) Troisième point : la secte pédophile. J’ai été naïf en croyant que GM serait livré au tourisme sexuel sur mineurs aux Philippines seulement vers la fin des années 70. (Il en rend d’ailleurs FG responsable puisque ce serait la rupture avec cette dernière qui l’aurait poussé, lui, a faire ça. En plus du vol de l’image, des textes et du nom la voilà accusée d’incitation à la débauche). Quand on lit attentivement le journal de ces années on comprend entre les lignes que des séjours en Sicile, en Tunisie voire en Libye n’ont pas servi qu’à se dorer la pilule. La publication des « Moins de seize ans », écrit (à la Mamounia !) pendant la liaison avec FG va faire de GM une star de la secte pédo et suscitera plusieurs rencontres entre lui, Edward Brongersma et quelques autres personnes (dont certaines nommées). Ce n’est pas mon rôle de faire le procureur ; un nom dans un livre prouve au mieux une communauté d’intérêts ou une sous-culture en partage ; mais on voit apparaître toujours un ou deux noms, toujours les mêmes, lors des visites à Brongersma ou des séjours en Tunisie. Et lorsque GM décide de faire, au cours d’un voyage, un arrêt vers Dole pour présenter son comparse de Hollande et de Tunisie à deux auteurs pour la jeunesse, je vois un peu flou. (La rencontre n’aura pas lieu, les auteurs étaient absents). On pourrait épiloguer longtemps, mais comme Matzneff est devenu le point Godwin des affaires de mœurs, il est tout à fait compréhensible que son journal soit devenu difficile à trouver. Ça arrange tout le monde. (ou pourrait développer sur l’intérêt de publier intégralement son journal, ou de remettre en librairie certains bouquins - j’ai une aversion viscérale de la censure - mais ce thread est déjà assez long). Bref: je souhaite à @FrancescaRGee un plein succès ; son livre mérite d’être lu ; la partie 2 doit être prolongée par une vraie enquête ; l’explication apportée sur la tardive chasse à l’ogre de 2020, à savoir que ça arrange tout le monde de tuer l’ogre, est plausible… …et ce sera tout pour ce soir. Schneider out.
21 septembre 2021 21 septembre 2021 a écrit le 21 septembre 2021 à 14h14
Bravo Madame !
27 août 2021 27 août 2021 a écrit le 27 août 2021 à 14h12
Je viens de terminer la lecture de votre livre. D’abord et avant tout bravo ! votre texte est remarquablement bien écrit et se lit comme un roman. Votre témoignage est puissant, sensible et passionnant, il est incroyable que vous n’ayez pas trouvé d’éditeur.